Les circuits de la mémoire, une initiative au service de la connaissance de l’Histoire du Cameroun

Logo officiel "Les Circuits de la mémoire". Crédit: yesafrica-foundation.org
Logo officiel « Les Circuits de la mémoire ». Crédit: yesafrica-foundation.org

Dans ce billet, je présente et salue l’initiative « les Circuits de la mémoire », qui ambitionne de « réconcilier les jeunes Camerounais avec leur Histoire ». 

Yes Africa Foundation a lancé officiellement à Douala ce 11 Septembre 2015 « Les Circuits de la mémoire ». Débutée le 12 Octobre 2014 par  #RememberUmNyobe à Eseka, l’initiative prend désormais une forme officielle et une périodicité bimensuelle.

L’objectif  est de « rappeler l’importance du combat qui a été mené par ces héros de notre nation, et susciter un intérêt collectif ».

Sur le site web de la fondation, voici la description qui est faite:

Sur une base régulière, la Fondation mettra sur pied des charters de jeunes pour visiter des sites forts, chargés de symbolique de l’histoire et de la culture de notre pays. Avec l’aide de guides touristiques, d’une campagne de communication en amont et en aval et d’une recherche documentaire fournie, le public aura droit à un focus et un dépoussiérage du site faisant objet de la visite. Les visites s’étaleront le temps d’un week-end ou de façon plus ponctuelle, sur une journée. Les différentes saisons de ce concept prendront fin avec un vernissage grand public sur un lieu mythique.

Il s’agit donc d’un tourisme patriotique. En faisant connaître ces lieux et ces figures, cette initiative contribue à faire connaître l’Histoire du Cameroun chez les jeunes. Laquelle connaissance leurs permettra de trouver des modèles de patriotisme pour s’en inspirer dans la vie quotidienne. Comme je l’ai souvent rappelé dans mes billets, la construction d’une nation doit prendre en compte ceux et celles qui se sont battus jusqu’à mourir pour que l’idée de nation soit une réalité. Pour le faire, il faut régulièrement retourner au passé, à l’Histoire, à travers les figures et les lieux forts. Ce retour se fait dans l’optique de comprendre le présent et mieux préparer l’avenir. Ce que « les Circuits de la mémoire » envisagent de faire.

La première édition des « circuits de la mémoire » (dans leur version officielle) aura lieu le 26 Septembre prochain à Eséka, sur les traces de Ruben Um Nyobè. Appelé affectueusement « Mpodol » c’est à dire « guide » ou « porte parole », le père de l’indépendance camerounaise a été assassiné le 13 Septembre 1958 en pays Bassa. Ce jour, 13 Septembre 2015, ça fait 57 ans. Personnellement, je pense que se rendre à Eséka le 26 Septembre prochain sera la meilleure manière de saluer sa mémoire. Et de contribuer avec « les circuits de la mémoire » à la connaissance de l’histoire du Cameroun, ainsi qu’à la construction de notre nation.

Voici le lien pour vous inscrire au « Circuit de la Mémoire » du 26 Septembre prochain.

Le hashtag de cette édition est #RememberUmNyobe.

Je vous suggère également d’utiliser le hashtag #KmerHistory à la suite des tweets et publications relatifs aux « circuits de la mémoire ».

Pour aller plus loin:

Voici quelques ouvrages pour aller plus loin. Les deux premiers sont des recueils de textes de Ruben Um Nyobè, présentés et introduits par Achille Mbembe. Le troisième est écrit par Achille Mbembe.

Ruben Um Nyobè, Ecrits sous maquis. Notes et introductions de J.A. Mbembe, Paris, L’Harmattan, 1989, 296 p.

Ruben Um Nyobè, Le problème national Kamerunais. Présenté par J.A. Mbembe, Paris, L’Harmattan, 1984, 443 p.

Achille Mbembe, La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun (1920-1960). Histoire des usages de la raison en colonie, Paris, Karthala,‎ 1996, 438 p.

The following two tabs change content below.
Ulrich Tadajeu
Ulrich Tadajeu Kenfack prépare une thèse de Doctorat en Histoire Politique à l'Université de Dschang, au Cameroun. Ses domaines de recherche portent sur les comportements politiques, les luttes nationalistes, la reconstruction politique après les épreuves de terreur, la communication politique et le web 2.0. Il est également Community Manager dans une institution universitaire d'enseignement et de recherche.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *